Le cas matthias sammer

Le cas matthias sammer

Et si je vous disais que l’URSS avait même conquis les stades et les terrains de foot ? Bon vous l’aurez compris, je suis un fan inconsidéré de football, je suis un amoureux du ballon rond, un grand supporter, bref, je m’intéresse à tout ce qui touche au football, de près ou de loin. Et le football possède sa part d’ombre, le football n’est pas manichéen, il y a eu bernard tapie, il y a de la corruption, de la violence, des blessures, des dopages de la part de joueurs, il y a eu des joueurs de football rockstars, des déterminés arrogants, qui charrient, qui humilient leurs adversaires. Il y a eu aussi des talents gachés, des talents incompris, des joueurs gachés et d’autres surcotés. Mais par dessus tout, le football est puissant de par sa transcendance. En effet, le football est plus qu’un sport, il peut devenir politique. Comme les jeux olympiques, il y a un tel engouement médiatique, que cet engouement devient alors politique. En 1976, l’URSS a alors mandaté un joueur de football de la RDA, l’allemagne de l’est, pour de l’espionnage. Crédible ? Oui, totalement. Analysons alors les principales histoires où le politique a influé sur le football de manière considérable, et les fois où le football a influé sur la politique.

En 2010, la corée du Nord dispute ce qui sera alors la dernière coupe du monde de son histoire. Cette dictature avait pourtant impressionné en phase de qualification, en n’encaissant presque aucun buts, et en effectuant des phases de matchs préparatoires plutôt convaincants. Mais arrivés en phase de poules, alors c’est le drame. Leur premier match contre le brésil se solde par un 2-1, une défaite, mais avec un peu d’honneur, puisqu’ils ont réussi à lutter jusqu’au bout, inscrivant à la 89ème minute un petit but. Auteur de performance pas désastreuses du tout, face à un grand favori, ils s’écroulent en revanche pendant leurs deuxième match. Le Portugal terrasse alors l’équipe de Kim jong Un, le sélectionneur, pas le dictateur, par 7 buts d’écarts. Les nords coréens ne se relèveront pas de ce désastre et encaissent face à la côte d’ivoire trois buts. Bilan de la phase de groupe, 14 buts pris pour 1 seul marqué, et pas le moindre petit point. Plus jamais on a entendu parler de ces joueurs. En effet, la légende et les ouïes dires laissent penser que tous les joueurs de la sélection, ainsi que leur sélectionneurs ont été envoyés dans des camps de travail. On peut être au courant de telles affirmations grâce, ou à cause de la disparition de deux joueurs nords coréens évoluant alors dans des clubs internationaux, les deux au japon.

Le cas matthias Sammer est d’autant plus intéressant. EN effet, ce joueur, ballon d’or et champion d’europe avec le borussia Dortmund a fait ses aveux la semaine dernière au journal sportif allemand Bild. Il avoue alors avoir fait partie de la Stasi, le service d’espionnage de l’ex URSS. Le joueur se défends en disant qu’il était obligé de faire ce travail pour le compte du gouvernement totalitaire. “il y avait des contraintes auxquelles on ne pouvait pas se soustraire”, dit il “évidemment c’était triste, […], mais nous n’avions pas le choix.”, poursuit l’attaquant qui a ensuite joué et marqué pour l’Allemagne réunifiée.

Ces deux cas sont intéressant, car dans l’un, le football a eu une influence dramatique sur la politique, entraînant la potentielle mort des joueurs, et dans l’autre la politique s’est servit du football pour ses comptes d’espionnage. Un beau résumé du foutoir incompréhensible qu’est ce sport.

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