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Promenade du bois des Plantes
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A la découverte des trésors écologiques de Vert-le-Petit
Une ligne verte au milieu de l’eau … Ce sentier débute par la Digue de l’Etang Fleuri, un des sites les plus fréquentés de la Vallée de l’Essonne. Or sans sa réhabilitation ce sentier aurait bien pu disparaître. En effet d’années en années, la digue rétrécissait pour ne plus atteindre par endroits que deux mètres de largeur, ceci du fait notamment des variations de niveaux d’eau, de l’érosion, du tassement provoqué par la fréquentation humaine et des galeries creusées par les ragondins.Pour éviter que cette digue ne disparaisse, des travaux importants de restauration ont eu lieu en 1996, ayant consisté en l’utilisation de techniques respectueuses de l’environnement : le clayonnage et le fascinage. Des pieux de grande taille ont été plantés le long de la berge, des fagots (ou fascines) ont été posés au fond de l’eau, puis des branches ont été placées autour des pieux afin de former un tressage. Des espèces végétales, sélectionnées pour leur capacité à retenir la terre de par leur enracinement, ont ensuite été plantées.Ce sont elles, qui, en se développant, vont protéger contre l’érosion. Préalablement à tous les travaux, des arbres ont dû être coupés. La digue étant un milieu fragile, un cheval de trait a été utilisé pour débarder les troncs. Ce dispositif forme un des paysages les plus attrayants de la commune, un ruban de verdure de quelques mètres de large au milieu de deux grands étangs.
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Un milieu remarquable et remarqué … Les étangs de Vert-le-Petit font partie de la zone humide s’étendant d’Itteville à Echarcon, zone humide de première importance au niveau régional. Or vous pouvez observer sur l’autre rive de l’étang (à votre gauche) un ensemble de roseaux (roselière). Ceux-ci font partie des sites les plus intéressants pour l’observation de la faune et de la flore. Ils accueillent un grand nombre d’espèces d’oiseaux dont certaines espèces discrètes, qui sont assez rares comme le bruant des roseaux ou la rousserole effarvate. Ces espèces sont très sensibles au dérangement, c’est pourquoi l’accès du public dans cette zone « sauvage » n’est pas souhaitable. Vous pouvez toutefois les observer en toute sécurité depuis la digue. Devant la roselière s’étendent des tapis de végétation. Ils sont constitués d’un ensemble d’espèces rares comme la Fougère des Marais (protégée au niveau régional). La digue vous permet également d’avoir une vue globale sur l’ensemble des étangs et offre la possibilité d’observer les nombreuses espèces d’oiseaux qui peuplent ces étangs (canards colverts, foulques, mouettes, cormorans, grèbes huppés…). Si vous avez de la chance, peut-être apercevrez-vous un martin-pêcheur plonger dans l’eau ou des canards en migration comme le fuligule morillon faisant escale à Vert-le-Petit.
La pêche, un loisir populaire … Lorsque vous aurez traversé la digue, allez jusqu’à la barrière et prenez ensuite la route goudronnée, vous approcherez à votre droite de l’étang appartenant à la Fédération de Pêche de l’Essonne. Les pêcheurs sont chaque année plusieurs centaines à venir pratiquer leur loisir sur Vert-le-Petit (renseignements sur les conditions d’exercice en mairie).En effet, les étangs accueillent la plupart des espèces piscicoles d’Ile-de-France. Les brochets et les sandres règnent en maître sur les autres poissons. Brèmes, gardons, rotengles, carpes et autres ablettes constituent l’essentiel de leur menu. Ils trouvent au sein des multiples canaux et bras morts des sites propices à leur reproduction.
Au coeur de la forêt … Si vous empruntez la Ruelle Moutier et le Chemin de la Jalais vous pourrez traverser le Bois des Plantes. Au sein de ce bois subsistent quelques arbres vieillissants. Tendez alors l’oreille, peut-être entendrez-vous le tambourinement des pics verts et autres pics épeiche. Ces arbres offrent aux oiseaux cavernicoles (pics, sittelles…) et aux insectes, un abri, un lieu de vie ou une réserve de nourriture.Ils sont donc indispensables à la vie de la forêt. C’est pourquoi seuls les arbres les plus dangereux pour la sécurité des promeneurs sont abattus.
Des pas de géants … Lorsque vous marchez dans ce bois vous pourrez sentir le terrain trembler sous vos pas. Rassurez-vous, vous n’êtes pas Gargantua. La tourbe est un sol très instable, même si les arbres l’ont stabilisée. Le sol était autrefois si instable que les anciens disaient qu’il était dangereux de traverser le marais communal à cheval car le sol ne pouvait soutenir un poids aussi grand et qu’il était possible de s’y noyer. Ceci n’est pas une légende, si vous vous approchez trop de la roselière, vous risquez de tomber dans un trou et d’être alors trempés jusqu’à la taille. Lorsque vous quittez le bois vous rejoignez la route départementale marquant la fin de votre promenade. Mais vous pouvez, si vous le souhaitez, rejoindre le coeur du village ou d’autres boucles, notamment la promenade du lavoir.
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